Bouhahahaha! Amis bloggeurs et bloggeuses vous l'avez attendu, la voilà!! La suite du "prix du sang" Je tiens à dédier ce chapitre à mes lecteurs
[Des gens lisent cette bêtise?] .... à Sacha, bien que je le regrette, qui est tout de même l'héroïne et bien sûr à
Kishin' qui m'a fait la sublime illu' de la dernière fois! Bon allez je vous laisse, en vous précisant qu'un blog dédié aux histoires de Sacha est en préparation. Il contiendra cet histoire plus la suite qui est en cours de rédaction et pleins de bonus stupides ou de nouvelles Yaoi, plus ou moins vieilles! Z'aurez des nouvelles,juré!
Le lendemain matin, personne ne semblait avoir bien dormi et tous semblaient hantés par la vue de l'homme décédé. Durant la matinée, j'observais les gens, cherchant un quelconque comportement suspect lorsque je remarquai sur la robe d'Hélène une coïncidence troublante avec un pan de tissus retrouvé dans la main du mort. Pourquoi celui-ci avait il un bout de vêtement ressemblant étrangement à celui manquant sur la robe d'Hélène à la main ? En proie au doute, je décidai d'éclairer tout cela au plus vite. À midi, je pris Hélène à part et l'interrogeais sur la déchirure de sa robe. Elle répondit s'être accroché à une branche mais lorsque je lui montrai le bout de tissus trouvé dans la main de son employeur, tout changea et elle m'annonça :
« Je voulais garder ça secret mais en réalité, voilà plusieurs mois que le Signore Principe me harcèle. Ce soir-là il a été réellement insistant alors je me suis défendue. Il a arraché ce morceau quand je me suis enfuie, mais pourtant je vous jure que le Signore Principe compte plus que tout au monde pour moi et que jamais je ne me résoudrais à le tuer, aussi libidineux soit il. »
Je la remerciai de sa collaboration et jurai intérieurement. Elle ne me mentait pas, j'en étais sur : Personne ne pouvait contrefaire de telles larmes et une telle expression de déchirement face à la mort d'un être proche. Voilà ce qui arrivait lorsqu'on fonçait tête baissée sans réfléchir. Il fallait que je fasse preuve de logique et que je prenne exemple sur mon idole, Sherlock Holmes : Observation, déduction et synthèse logique. Pour commencer l'observation : D'après sa blessure le Principe a été frappé par un couteau dentelé, semblable à ceux des militaires ou des marins. Je pouvais donc affirmer sans crainte qu'Hélène était innocente : En effet, ses seules possessions sur l'île étaient les habits qu'elle portait. Je pouvais aussi éliminer Aurore pour les mêmes raisons mais son mari, Gabriel, possédait un couteau de l'armée, tout comme Max et Al que j'avais vu en train d'aiguiser leurs lames. Mais il restait une personne inclassable : Alex Hoover. Je n'avais pas encore eu l'occasion de converser avec lui et n'avais pas encore donc pu savoir s'il possédait une quelconque lame.
Je continuai d'avancer dans cette logique, tentant de démêler au fur et à mesure le n½ud de cette affaire. Après avoir trouvé l'arme il me fallait trouver le mobile... Me voyant patauger dans cette marée de doute, Hisana s'approcha une tranche de poisson pêché par Max qui nous réserve des surprises ! Moi qui le prenais pour un bourgeois incapable de se laver seul me voilà surprise. Pour en revenir à mon sujet principal, Hisana s'approcha, me tendant l'assiette :
« Mlle Sacha, prenez des forces. J'ai compris que vous soupçonniez Max et je vous propose de réinterroger Hélène : Elle le suit partout, alors s'il à une quelconque raison d'en vouloir au prince, elle le saura.
-Tu as raison Hisa-chan ! Je m'occuperais d'Hélène après, pour l'heure mangeons. D'ailleurs pourrais-tu, après le repas, interroger Aurore Brown ? Elle me semble la mieux placé pour répondre à mes questions sur Gabriel. Je m'occuperais d'Al dans l'après midi. »
Hisana acquiesça et se mit à manger à mes cotés, riant et plaisantant sur rien avec moi. Après avoir consciencieusement vidé nos plats Hisana et moi nous dirigeâmes chacune vers notre « cible ». Hélène eut l'air atterrée de me revoir et me demanda en soupirant :
« Alors, qu'ai-je fait maintenant ?
-Rien Hélène, soyez tranquille ! J'ai besoin de renseignement sur le Signore Max, pour trouver quel monstre a pu faire ça !
-Oh, alors c'est ça. Bien que voulez vous savoir ? »
Je sortis un carnet et me préparai à prendre des notes puis commençai :
-Max avait il des raisons d'en vouloir au comte ? Une histoire de femme ou d'argent ? »
Hélène se mit à rire doucement, comme si elle se rappelait d'une bonne plaisanterie :
« Vous voulez rire Mlle Lay ? M. le Prince a recueilli M. Max qui était un enfant des rues et, même si M. Max est l'héritier direct du prince, jamais il ne lèverait la main sur lui ! Il sait qu'il lui doit sans doute la vie.»
Je la remerciai de ces informations tout en barrant de ma liste Max Lotto, Hélène n'avait pas l'air du genre à mentir pour protéger un criminel, surtout l'assassin du maître à qui elle était dévoué. J'allai s'installer sur la plage, attendant Hisana qui devait interroger Aurore. L'étau se resserrait sur notre meurtrier, il allait sans doute être coincé. Alors que j'essayais de déduire d'après mes informations qui pourraient être le coupable, ma jeune assistante arriva vers moi.
« Mlle Sacha ! J'ai des nouvelles qui pourraient vous intéresser ! »
Je l'intimai de s'approcher pour me faire part de tout ça et elle s'exécuta en vitesse.
« Mlle Aurore m'a avoué faire partie de Scotland Yard avec M. Gabriel qui est en fait son équipier. Elle m'a confié connaître le prince : Il est en réalité le chef d'une mafia italienne qui se fait appeler les fiori di sangue, tout comme Max Lotto. Malheureusement on n'a aucune preuve de sa culpabilité et il cache très bien son jeu. Le symbole de ce gang est une fleur de lotus, tatoué sous le poignet que porte tout les membres de l'organisation. Elle m'a appris qu'ils étaient sans doute trois membres à bord : Max, le principe et un curieux personnage, un genre de sous-chef qui se fait appeler le « Lotus». Ce Lotus solitaire est très dangereux, il tue sans pitié civil et policier et est l'héritier du prince, au même titre que Max. »
Je regardai Hisana, ébahi. Elle venait de me donner la clé ! Ce Lotus solitaire devait sans doute avoir assassiné le prince pour prendre sa place en tant que chef au sommet de cette organisation, ce qui signifiait que notre jeune aristocrate était en danger !
« Hisana ! Je pense que Max court un grave danger : ce lotus solitaire va tenter de l'assassiner pour prendre la place encore chaude du Principe di sangue. Je te confie une mission importante. Tu ne quittes pas Max d'une semelle de toute la journée ! Trouve une excuse quelconque pour le suivre. »
Elle acquiesça et se dirigea vers lui pour exécuter sa mission tandis que j'allais interroger Al Garano. Pour mon plus grand malheur, ses poignets étaient cachés par ses gants de capitaine, je ne pouvais donc pas voir s'il avait un tatouage. Albert répondit sans faillir à toutes mes questions et, à la fin de cet interrogatoire improvisé, il me sembla lavé de tout soupçon. J'attendis le soir avec impatience pour pouvoir entendre le compte-rendu de Hisana. Ce qu'elle m'annonça me fit froid dans le dos : Elle avait entendu un homme comploter seul dans la jungle. Elle n'avait pas reconnu la voix mais elle était certaine de ce qu'il avait dit. Max Lotto allait être attaqué cette nuit. Nous décidâmes de passer une nuit blanche à attendre l'assassin mais d'abord il me fallait interroger Alex, ce qui ne fut pas une partie de plaisir. L'artiste ne me répondait que par monosyllabes et j'avais l'impression de parler à un tabouret !
Enfin le soir arriva et Hisana et moi-même nous postâmes près de l'abri, prête à attaquer au moindre bruit suspect. Hisana avait sa dague fétiche à la main et j'avais sorti mon pistolet, chose rare. Vers minuit, un craquement attira l'attention d'Hisana qui m'intima de ne pas bouger et de rester silencieuse. Une ombre s'approchait de Max, elle était de plus en plus proche... Alors qu'elle était à coté du jeune brun, elle leva sa lame et se prépara à l'abaisser. C'est ce moment que Hisana choisit pour agir : Elle bondit de sa cache comme un chat sauvage et immobilisa l'agresseur. Elle le maintenait fermement en respect tandis que plusieurs lampes s'allumaient autour de nous, nous laissant apercevoir le visage d'Alex. J'attendis patiemment que tout le monde s'installe pour relever violemment la manche d'Alex. Quel ne fut pas ma stupeur et celle du couple de policier lorsque son poignet se révéla vierge de tout tatouage.
« Mais vous n'êtes pas le « Lotus » ? M'exclamai-je, surprise
-Bien sur que non, ragea Alex, c'est justement lui que j'essaie de tuer ! A cause d'une fusillade provoquée par ce type, ma petite s½ur est morte alors qu'elle avait seulement neuf ans ! De plus le Prince, qui était présent sur les lieux, n'a rien fait pour arrêter le massacre de plusieurs milliers de civils.
-Hmm... Je vois, vous avez des raisons d'être en rogne mon gars mais voyez vous je ne suis pas le Lotus ! J'ai cru comprendre que c'était Al d'après le prince pourtant ! Oh mince ! Je n'aurais pas du dire ça, navré Albert « Lotus » Garano. » Lança –t-il, d'un air absolument ravi, une cigarette fraichement allumé au bout des doigts.
Nous nous retournâmes tous vers Albert qui n'avait pas bougé depuis cette annonce :
« Est-ce vrai Al ? Demandai-je, surprise de cette révélation
-Ordure ! Siffla-t-il en direction de Max. Tu t'es enfin débarrassé de moi, à toi la succession ! J'ai tout fait pour le prince et pourtant, il a décidé que tu serais le successeur légitime alors je l'ai tué ! Heureusement que ce Max t'as pris pour moi, il m'aura évité de le salir les mains avec ton sang ! J'espère que tu pourriras en tôle !
-Pour l'instant, c'est plutôt ton sort ! » Lança une voix forte
Je reconnus la voix de Gabriel et vis Aurore passer les menottes à Al.
« Les secours seront bientôt là, ils nous ont enfin retrouvé ! » Ajouta Gabriel. Et comme pour illustrer ses paroles une échelle de corde apparu devant nous.
Nous voilà à New York, une semaine plus tard. Je suis dans la chambre de l'appartement loué pour nos vacances à Hisana et moi. Elle est assise devant le bureau, près du lit et découpe un article du « Times » nous concernant. C'était une bonne idée de se le faire livrer par la poste ! Malgré l'ambiance joyeuse, je repense au dernier mot prononcé par Max, avant qu'il ne disparaisse. « J'espère qu'on se reverra, mademoiselle la détective amatrice ! » J'avais l'impression qu'il s'était moqué de moi et ça me rendait chèvre.
« Vous pensez à quoi mademoiselle Sacha ?
-A l'enquête Hisana. Je n'aurais jamais douté d'Al ! Il était si sympathique et apprendre qu'il faisait partie de la Mafia m'a fait un choc !
-Allez Sacha, remettez-vous ! Vous aurez appris à ne pas vous fier à n'importe qui ! Bon si on mangeait Italien en souvenir de ce charmant Max ? »
Je me mis à rire, Hisana à un don pour changer de sujet. Je ne pensai plus à l'enquête jusqu'à ce que le livreur me rappelle horriblement quelqu'un. En voyant la soi-disant carte de fidélité qu'il m'avait laissée je faillis hurler ! Il y avait le symbole des « Fiore di sangue » dessus et un petit mot « ritornerò » Je reviendrai... Et bien ! Je t'attends Max ! Mais pour l'heure mangeons.
Musique d'ambiance:
Nightwish Amaranth